Cette irrémédiable envie qui me prend, à la fois frustrante et effrénée. Le besoin s'en fait ressentir comme un drogué en manque. Le besoin de balancer des mots. Mais la frustration de ne pas trouver quoi dire, que ça ne sorte plus aussi facilement qu'avant. Le besoin de provoquer mon cerveau en continue. Un duel à mort entre l'inspiration spontanée et la réflexion. Une guerre ouverte entre l'ordre et le desordre.
La plupart du temps, elle vient seule, à des heures tardives. Elle prend possession de ma tête dictant à ma main l'emplacement des mots. Fatalement l'encre commence à tacher la feuille. Et là se déchaîne le plaisir de gratter le papier. C'est juste inexplicable.